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Le handicap psychique

Pascal ALLARD, référent Pôle Accompagnement Emploi, Prestations d’Appuis Spécifiques Handicap Psychique de l'association ALLONS DEOR, nous parle d'handicap psychique.

S’il est un handicap qui reste encore tabou, c’est bien le dernier nouveau-né des handicaps ! C’est en effet depuis la loi du 11 février 2005 que les « troubles psychiques » lorsqu’ils sont sévères et durables », peuvent amener à la reconnaissance d’un handicap, permettant ainsi aux personnes concernées de rejoindre les autres bénéficiaires de l’obligation d’emploi.

Si la notion de handicap « psychique » est récente, les troubles de la santé mentale eux, existent depuis la nuit des temps…temps qui a notamment permis à des chercheurs et médecins d’attribuer un nom aux troubles psychiques les plus sévères et les plus courants : Schizophrénies, bipolarité, troubles dépressifs, trouble anxieux généralisé, T.O.C., phobies, troubles de la personnalité, addictions… Liste par ailleurs non exhaustive puisque de nouvelles pathologies semblent apparaître au fil du temps (état de stress post-traumatique, burn-out…)….Et d’autres encore qui, en termes de fréquence d’apparition, semblent avoir pris ces derniers temps des proportions considérables (Source CoviPrév par rapport à 2017 : + 13 % de troubles anxieux ; + 10 % de troubles dépressifs ; + 10 % de troubles du sommeil (souvent associés comme « porte d’entrée » des troubles psychiques…)  

S’il est à mentionner deux critères qui permettraient de mieux appréhender le handicap psychique et le différentier plus facilement du handicap mental ou cognitif, c’est 1 : l’intelligence et 2 : la période d’apparition. Si l’intelligence est dite « normale » du fait qu’aucune difficulté ne vienne généralement perturber les apprentissages, c’est à partir de l’adolescence et tout au long de sa vie que les choses peuvent se compliquer. D’une façon brutale ou insidieuse, des idées, des perceptions et des ressentis viennent faire plonger l’adolescent ou l’adulte dans une profonde remise en question avec apparition de doutes sur ses capacités et son avenir, repli sur soi, méfiance ou troubles du comportement, et bien souvent, une souffrance accrue, parfois masquée, incommensurable…

Faut-il pour cela craindre les troubles psychiques et/ou avoir peur du handicap du même nom ?

Les traitements médicamenteux de plus en plus efficaces et les suivis médicaux souvent indispensables étant généralement respectés, faut-il renoncer à l’embauche ou à l’intégration en formation d’une personne atteinte d’un trouble psychique sous prétexte que des pensées, des sensations ou des ressentis l’empêchent d’utiliser pleinement son potentiel ?... Ou bien n’est-il pas mieux de poursuivre la levée des freins et obstacles en travaillant notamment sur et avec l’environnement de travail dont certains facteurs font surgir ou accentuer les « situations de handicap » ?

C’est ce que propose les PAS HP ! Un appui au prescripteur de la PAS*, un appui à l’employeur, au centre de formation et bien-sûr au bénéficiaire, au cœur du dispositif !

En signant une fiche de prescription et en acceptant d’adhérer à l’accompagnement proposé, une personne concernée par un handicap psychique, qu’il soit demandeur d’emploi, qu’il soit en emploi ou en formation, peut bénéficier d’un accompagnement personnalisé « à la carte ». (Cf. doc. Plaquette)

En tant que tiers extérieur, nous proposons un accompagnement basé sur l’écoute et l’évaluation des difficultés relevant d’une problématique liée à un handicap psychique, dont les répercussions représentent un frein ou un obstacle à l’insertion professionnelle, à l’accès ou au maintien en emploi (ou en formation).

À travers différentes étapes et des moyens appropriés : Présentation de l’offre de service et recherche d’adhésion de la personne, audit de situation, entretiens d’évaluation de positionnement et de posture, bilan psycho-médicoprofessionnel, entretiens vocationnels, observations sur site/en immersion, réunion bilan avec propositions d’action et points intermédiaires éventuels, sensibilisation au handicap psychique et/ou aux besoins de la personne…c’est aussi un plan d’action qui est proposé au prescripteur ainsi qu’à l’ensemble des professionnels gravitant autour de la situation d’emploi/de formation du bénéficiaire.

C’est également à partir de l’écoute et de l’implication de la personne en difficulté mais également grâce à l’implication et à la prise en compte de l’équipe de collaborateurs et/ou d’accueil du bénéficiaire que des solutions adaptées peuvent ensemble être trouvées.   

 

* Les prescripteurs : Cap emploi/ Pôles emploi / Missions locales / Centre de Gestion de la fonction publique / Médecine préventive / Employeurs privés (PAS uniquement liées à l’intégration/au maintien dans l’emploi) / Employeurs publics (Employeurs ayant une convention avec le FIPHFP) / DR Agefiph et DR FIPHFP